Mythe : Tlazoltéotl

Publié le par Cyprius

L'autre nom - Tlaelquarni - de cette déesse du panthéon aztèque signifie "mangeuse de choses sales" car elle était censée dévorer toutes les impuretés d'un homme qui l'implorait sur son lit de mort avant de trépasser. C'est une sorte de déesse de l'amour, mais davantage de la luxure, des maladies sexuelles, du désir de chair et autres entorses à la morale sexuelle. Comme beaucoup d'autres dieux aztèques, elle exige des sacrifices, notamment dans des rituels de purification, mais non moins sanglants : on tuait un homme et on l'écorchait afin de revêtir de sa peau la statue de la déesse. Elle a également un aspect plus "positif" quand elle préside aux accouchements et quand elle purifie les péchés de ceux qui se reprochent leurs dérives sexuelles (il était obligatoire pour tout homme de se confesser à elle au moins une fois par an et d'observer avant un jeûne de quatre jours et s'infliger de multiples scarifications). Plus spécifiquement, elle pouvait parfois être la patronne des bains de vapeur, toujours dans cet aspect de déesse purificatrice des péchés. Le mythe lui attribue un fils : Centeotl, dieu mineur du maïs.

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